Au bout du monde, de Konstantin Bronzit

Une maison posée sur le pic d’une montagne oscille selon les mouvements de ses habitants : un douanier et sa femme, un chat, un chien et une vache.

Cette situation singulière entraîne une suite d’accidents insolites : le quotidien des occupants de la maison est suspendu aux équilibres et aux déséquilibres de celle-ci...

À propos du réalisateur :

Konstantin Bronzit est né le 12 avril 1965 à Léningrad (aujourd'hui Saint-Pétersbourg). En 1983, il termine ses études à l’Académie russe des Beaux-Arts, et de 1985 à 1990 il est animateur dans une société de production de films de vulgarisation scientifique, où il réalise en 1988 son premier court métrage, Carroussel. C'est la société Folimage située à Valence, en France, qui produit son film Au bout du monde, en 1999. Expérimentant différents styles et techniques, il crée ensuite plusieurs courts métrages d'animation internationalement remarqués, dont Le Dieu (Bozhestvo, 2003), Histoire de toilettes - Histoire d'amour (Ubornaya istoriya - Lyubonaya istoriya, 2006) et Nous ne pouvons pas vivre sans le cosmos (My ne mojem jit bez kosmosa, 2014).

À propos du film :

« Comme les grands du cinéma burlesque, Konstantin Bronzit (qui rend hommage à Chaplin avec cette maison en déséquilibre renvoyant à celle de La Ruée vers l’or) travaille le rythme des gags et de leur enchaînement. Ce qui fascine dans Au bout du monde c’est le croisement de trois types de gags : le gag direct, le gag de répétition et le gag à retardement. Nous pourrions penser que l’enchâssement de ces types de gags se doit d’être soutenu par un rythme haletant, mais la force de Bronzit est de créer une sorte de faux rythme et d’user du contretemps. »

(Yann Goupil, extrait d'un texte pour École et cinéma)