Upopi - Actualités Sat, 01 Oct 2022 20:49:13 +0000 https://upopi.ciclic.fr/ Cameron Diaz, une femme fatale de comédie https://upopi.ciclic.fr//analyser/le-cinema-la-loupe/cameron-diaz-une-femme-fatale-de-comedie <p class="chapo">Retour en quelques films sur la carrière et la singularité de la plus sympathique des comédiennes comiques, qui a renouvelé le personnage de la dumb blonde et anticipé les figures comiques au féminin des années 2000.</p><p>La place des femmes dans l’univers de la performance comique ne va pas de soi. Kristen Anderson Wagner(1) fait remonter au XIXe siècle l’idée préconçue selon laquelle la féminité serait particulièrement incompatible avec l’humour, entendu comme recherche intentionnelle de la production d’un effet comique.&nbsp;<span>Cette répartition genrée a été souvent rattachée à des stéréotypes sociaux opposant à la passivité féminine l’activité masculine, « la femme réceptive et l’homme producteur »(2). Traditionnellement, affirme ainsi Wagner, les femmes ont été considérées comme « trop émotives, trop passives et trop moralement pures pour accomplir des performances comiques, qui peuvent s’avérer rebelles, tapageuses et conflictuelles». Pourtant, le cinéma en général, et Hollywood en particulier, a fourni une lignée particulièrement intéressante de comédiennes comiques, des Divas de l’ère du Pré-Code, dans les années 1930 - Mae West, notamment - aux héroïnes bavardes et énergiques de la screwball comedy, de Claudette Colbert à Katharine Hepburn. Il n’est pas rare que la performance comique au féminin se heurte toutefois à cet obstacle majeur : la supposée incompatibilité entre potentiel comique et aura glamour de la star - ce fameux <em>sex appeal</em>. Et c’est bien dans cette contradiction que va s’inscrire le style comique de Cameron Diaz, figure essentielle au sein du renouveau de la comédie hollywoodienne courant des années 1990 (avec les films des frères Farrelly) à l’essor de comédies inspirées de l’écurie Judd Apatow.</span></p><p>Dès les débuts de sa carrière, Diaz a rejoint la lignée des Blondes faussement ingénues. Depuis les années 1930, et tout au long du Hollywood classique, les écrans hollywoodiens s’étaient remplis de vamps peroxydées qui, de Jean Harlow, la Platine des années 1930, à Jayne Mansfield, « blonde explosive » des fifties, en passant bien sûr par la fausse candeur de Marilyn Monroe, sont parvenues à combiner <em>sex appeal</em> et personnalité comique. C’est bien l’utilisation d’un corps séduisant dans une dynamique comique qui est alors en jeu, dans tous ces exemples. Comme on va le voir, Cameron Diaz ne se contente pas d’une persona facile de blonde stupide. Son jeu exploite pleinement un physique à la fois superlatif et malléable pour construire un style de jeu singulier, croisant glamour, énergie athlétique et maladresse. Tout au long de sa carrière, elle saura jouer des contradictions de son apparence, qui culminent dans un trait reconnaissable entre tous : le sourire. Ce dernier peut la faire passer de la grâce au grotesque presque clownesque. Lorsque la grimace devient rictus, la jolie fille se transforme en une créature inquiétante, voire dangereuse, basculant de la gentillesse à la démence, comme dans <em>Vanilla Sky</em> (Cameron Crowe, 2001).&nbsp; Une dualité – charme et quasi-monstruosité – que l’on retrouvera dans le personnage de dessin animé dont elle sera la « voix » anglophone de longues années : Fiona, l’ogresse de <em>Shrek</em>.</p><h3>Retour en 5 films et autant d'entrées d'analyse sur le parcours d'une grande actrice comique aux multiples facettes.</h3><h5><strong>- <em>The Mask</em> : quand la femme fatale n’est pas une garce.</strong></h5><p><span>Les débuts de Cameron Diaz au cinéma sont bien connus - alors mannequin, la jeune fille aurait appris qu’une de ses collègues passait un casting pour <em>The Mask</em> (Chuck Russel, 1994) et demandé à son agent si elle pouvait y aller aussi, « pour rigoler ». L’anecdote est révélatrice : cette désinvolture sympathique va constituer l’un des traits les plus repérables de la persona comique de l’actrice, associée à un physique extraordinaire dont elle parvient à se distancier. Dans <em>The Mask</em>, il s’agissait de jouer la potiche, un faire-valoir, aux côtés d’un Jim Carrey en roues libres, la performance histrionique et l’extraordinaire expressivité de caoutchouc du comédien étant, encore, amplifiées par les effets spéciaux. Le physique parfait de l’actrice est largement exploité dès sa première apparition, un cas d’école de « male gaze », avec une entrée au ralenti, un cadrage qui remonte lentement le long de ses jambes interminables, et de sa robe rouge très décolletée dans laquelle elle opère sa première entourloupe. Il ne s’agit pas seulement de jouer une femme fatale, mais plutôt, dans un univers qui multiplie les références à l’univers du <em>cartoon</em>, d’incarner une vamp de dessin animé, un fantasme à la fois irréel et enfantin, entre Betty Boop et Jessica Rabbit. En outre, la jeune femme manifeste d’emblée une certaine désinvolture envers ce physique spectaculaire.&nbsp;Autant cette capacité à glisser du statut de déesse à celui de bonne copine, chaleureuse, marrante, et pas intimidante pour un sou, Cameron Diaz manifeste aussi une aptitude remarquable à déjouer le stéréotype de fille lisse et ennuyeuse qu’on pourrait lui associer.&nbsp;</span></p><h5><strong>- <em>Le Mariage de mon meilleur ami</em> : les failles de la fille parfaite.</strong></h5><p>La position de l’actrice dans <em>Le Mariage de mon meilleur ami</em> (Paul J. Hogan, 1997), est aussi inconfortable que celle de son personnage. Diaz y incarne en effet, face à la vraie héroïne jouée par Julia Roberts, la fille un peu nunuche, une autre forme d’idéal fade vêtue de rose et en brushing. Mais là encore, son jeu et sa personnalité parviennent à transformer, à force de candeur et d’excès, ce personnage de gourde ennuyeuse en figure attachante - on retiendra la scène où elle chante, faux et très fort, dans un karaoké, assumant sans une once d’embarras une voix épouvantable. Il s’agit de démonter la perfection supposée qu’on projette sur elle, d’assumer une faille en la poussant jusqu’à la caricature – le tout sans perdre ni sa sympathie, ni son charme. Et c’est bien avec cette image, susceptible de résister à tous les assauts, que va jouer l’une des comédies au-dessous de la ceinture les plus célèbres des années 1990 : <em>Mary à tout prix</em>.</p><h5><strong>- <em>Mary à tout prix</em>, Peter et Bobby Farrelly (1998) : Le nerd et la colombe.</strong></h5><p><span>C’est dans ce film que le grand écart entre « l’aura physique » et la tonalité comique reposant sur des mésaventures corporelles diverses atteint son paroxysme. Le film constitue un exemple parfait de « comédie<em> gross out</em> »(3), qu’on peut traduire par « au-dessous de la ceinture&nbsp; ». Dirigée par les deux frères potaches, Diaz incarne, voire surjoue avec naturel, un stéréotype : un personnage d’oie blanche irrésistible, vêtue de tons pastels et de pantalons corsaires, coiffée au carré, inconsciente de son charme.&nbsp; Une des clés de l’humour du film réside dans le contraste entre les pulsions libidineuses des hommes qui l’entourent – et, occasionnellement, la souillent, notamment dans la scène mémorable qui montre son impeccable coiffure partiellement couverte de la semence du personnage joué par Ben Stiller – et la pureté éthérée du personnage féminin. Et la bonne grâce avec laquelle elle met en péril cette image de féminité attrayante en se prêtant aux déferlements du <em>gross out,</em>&nbsp;qui lui vaudra d’ailleurs son statut de star. C’est bien ce statut : celui de Diva californienne irrésistible, qui va être exploité dans <em>The Holiday</em></span><span>.</span></p><h5><strong>- <em>The Holiday</em> : le corps en action.</strong></h5><p>Même lorsqu’elle joue la perfection, dans <em>The Holiday</em> (Nancy Meyers, 2006), Diaz apporte à ses rôles une autodérision excentrique marquante. On retiendra la vision burlesque offerte par sa grande silhouette en lunettes noires vacillant sur talons hauts dans la neige de la banlieue londonienne, ou la frénésie avec laquelle elle trépigne et envoie son fiancé au tapis d’un coup de poing habilement décroché. Un bel exemple des capacités athlétiques de l’actrice, qui apparaissaient déjà ça et là, d’une scène de danse endiablée dans <em>The Mask</em> aux cascades éblouissantes de <em>Charlie’s Angels</em>, et pourront, occasionnellement, se déployer jusqu’au burlesque - comme dans ce passage hilarant d’un film en demi-teinte, <em>In Her Shoes</em> (Curtis Hanson, 2005), qui la montre employée dans un salon de toilettage canin, versant la quasi intégralité d’un savon liquide sur un chien qui manque de se noyer dans les flots de mousse qui l’entourent. La vision de la jeune femme portant à bout de bras l’animal frétillant et couvert de mousse, est réjouissante. Il restait, bien sûr, à donner l’occasion à Diaz de se débarrasser aussi de ce personnage de « brave fille » qui lui colle à la peau. Un défi qu’elle relèvera dans l’une de ses dernières - et mémorables - apparitions :&nbsp; <em>Bad Teacher</em>.</p><h5><strong>- <em>Bad Teacher</em> : sex-appeal et immoralité&nbsp;</strong></h5><p><em>Bad Teacher</em> (Jake Kasdan, 2011) est sans doute l’un des films où Cameron Diaz joue le mieux un personnage de garce, débarrassée du rôle de la « chic fille ». Le personnage de <em>Bad Teacher</em> est l’exact inverse de celui de <em>Mary à tout prix</em>. Superficielle, égocentrique jusqu’à la monstruosité, l’enseignante indigne cumule les traits de caractère les plus repoussants. Le personnage réactive l’archétype de la <em>Golddigger</em>, prête à absolument tout pour mettre la main sur un mari riche, qui avait été tenu avec tant de talent par ses prédécesseuses du Pré-Code (Barbara Stanwyck, Jean Harlow, Mae West). L’amoralité totale de l’héroïne, l’audace avec laquelle elle transgresse tous les codes moraux les plus élémentaires pour arriver à ses fins, et la légèreté indécente avec laquelle, dans la majeure partie du film, ces turpitudes sont racontées, évoquent d’ailleurs directement l’univers sulfureux et grinçant du Pré-Code. La cohabitation de l’héroïne avec son colocataire crado rappelle l’ouverture de <em>Red-Headed Woman</em> (Jack Conway, 1932) qui montre trois filles pendant la Grande Dépression, contraintes de cohabiter dans la misère. Dans <em>Bad Teacher</em>, Diaz exploite sans vergogne un <em>sex-appeal</em> mis en valeur par des tenues toujours changeantes et toujours plus inappropriées – une stratégie qui culmine lors d’une mémorable scène de car wash où, sous prétexte de récolter des fonds pour ses élèves, Diaz se pavane en mini-short sous les regards médusés de parents d’élèves conquis. Mais là encore, le talent de la comédienne consiste à incarner ce rôle de garce sans susciter l’animosité, son absence de scrupule devenant, à la fin du film, la marque d’une authenticité rafraichissante. C’est aussi, pour l’actrice, l’un des premiers films de la quasi-maturité : sous-jacente est l’idée du vieillissement, progressif, et de l’aigreur qui guette au tournant la femme qui a dépassé la trentaine sans cocher toutes les cases censées consacrer la réussite.&nbsp;</p><p>Diaz ne jouera plus, ensuite, que dans deux films avant de laisser de côté sa carrière d’actrice. Mais son empreinte sur les performances comiques au féminin reste marquante - non seulement par la manière dont elle a réinventé le personnage de la blonde idiote pour en faire une figure extravagante et profondément sympathique. Mais aussi, de manière plus indirecte, par son apparition mémorable dans la <em>gross out comedy</em> la plus célèbre des années 2000 – il fallait toute l’autodérision de la jeune star pour accepter de mettre en péril son image en intégrant un film reposant sur l’humour corporel le plus trivial. Par-là même, Diaz, des années avant le célèbre <em>Bridesmaid</em> de Paul Feig (2011), et la montée en puissance de comédiennes&nbsp;soucieuses de faire tomber de son piédestal le corps féminin, a anticipé sur le courant de la comédie corporelle au féminin, par cette devise, très simple : ne pas se prendre au sérieux. Dans sa lignée, toute une série de comédiennes comiques vont se révéler, faisant ou non un passage par le <em>stand up</em> ou la <em>live comedy</em> à la télévision. Il faudra, bien sûr, attendre un peu pour que des femmes-scénaristes et <em>showrunners</em> s’emparent de manière plus frontale des mésaventures corporelles au féminin, de Lena Dunham (Girls) à Phoebe Mary Waller-Bridge (Fleabag). Mais toutes suivront l’audace tranquille de la jolie blonde qui avait accepté d’être à jamais associée aux sécrétions de Ben Stiller, avec fraicheur et en gardant la classe.</p><p><strong>Texte</strong> : Adrienne Boutang. <strong>Ciclic</strong>, 2022.</p><p><span>(1) WAGNER Kristen, 2015 : « </span><em>Pie Queens and Virtuous Vamps, The Funny Women of the Silent Screen</em><span> », in Andrew Horton, Joanna E. Rapf (Dir.), A Companion to Film Comedy, Chichester, John Wiley &amp; Sons p. 39-60. P. 39.</span></p><p>(2) CEZARD, Delphine, 2012 : «<em> La clown : un idéal impossible ?</em> », Recherches féministes 25, (2), p. 157 – 172. PROVINE Robert, 2003 : <em>Le rire, sa vie, son œuvre, Le plus humain des comportements expliqués par la science</em>, Saint-Amand-Montrond, Robert Laffont.<span></span></p><p><span>(3) En anglais « g<em>ross out</em> » signifie « écœurer, répugner ». Le genre du « <em>gross out</em> » a souvent été associé aux films transgressifs du célèbre John Waters, mais les comédies <em>gross out</em> plus grand public sont apparues dans les années 1980 avec des films comme <em>Porky’s</em> (Bob Clarke, 1981) ou<em> Ça chauffe au lycée Ridgemont</em> (<em>Fast Times at Ridgemont High</em>) (Amy Heckerling, 1982). Elles se caractérisaient par un type d’humour corporel, souvent graveleux, reposant sur une vision du corps grotesque et débordant, oscillant entre sexuel et scatologique. Les frères Farrelly se sont ici emparés d’un genre traditionnellement masculin en le croisant avec des motifs plutôt associés à la comédie romantique.</span></p><img src="https://upopi.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/mary_a_tout_prix.jpg?itok=ibcoKjSY"/> Wed, 28 Sep 2022 17:30:08 +0200 https://upopi.ciclic.fr/analyser/le-cinema-la-loupe/cameron-diaz-une-femme-fatale-de-comedie actualites C'est quoi le cinéma d'animation ? https://upopi.ciclic.fr//actualites/c-est-quoi-le-cinema-d-animation <p class="chapo">Avec Upopi, on profite du festival international du film d’animation d’Annecy, qui s'est tenu du 10 au 15 juin dernier, pour vous parler d’un genre à part entière&nbsp;:</p><p class="chapo"><strong>Le cinéma d’animation.</strong></p><p class="chapo">Que vous soyez amateur, curieux, fanatique ou aventureux, ce petit dossier est fait pour tous&nbsp;!</p><p>Une sélection de contenus pour découvrir et élargir vos connaissances en ce domaine :</p><ul><li>Tout d’abord, «&nbsp;<strong><a href="http://www.ciclic.fr/ressources/c-est-quoi-l-animation-avp">C’est quoi l’animation ?</a>&nbsp;</strong>», le réalisateur Paul Cabon nous l’explique dans ce court-métrage.</li></ul><ul><li>«&nbsp;Alfred Hitchcock&nbsp;» et «&nbsp;suspense&nbsp;», deux mots qui font la paire, mais qu’en est-il de <strong><a href="http://upopi.ciclic.fr/cinema-la-loupe-hitchcock-et-l-animation-1" target="_blank">«&nbsp;Hitchcock&nbsp;» et «&nbsp;animation&nbsp;»</a></strong> ?</li></ul><ul><li>Tout le monde peut réaliser des films d’animation, encore faut-il savoir comment. Vous trouverez dans&nbsp;le parcours pédagogique<strong> <a href="http://upopi.ciclic.fr/transmettre/parcours-pedagogiques/initiation-au-cinema-d-animation">Initiation au cinéma d'animation</a>&nbsp;</strong>toutes les techniques et les astuces pour créer des films, seul ou à plusieurs, adulte comme enfant.</li></ul><ul><li><p>On peut animer de tout, et même des épingles. Michèle Lemieux, réalisatrice québécoise, nous en fait la démonstration avec <a href="http://upopi.ciclic.fr/apprendre/les-secrets-du-cinema-d-animation/la-vie-au-bout-des-aiguilles" target="_blank"><strong>l'écran d’épingles</strong></a><strong>.</strong></p></li></ul><ul><li><p>Enfin, sur <a href="http://memoire.ciclic.fr/" target="_blank">mémoire.fr</a>, découvrez plusieurs films d’animation réalisés par un instituteur et ses élèves dans les années 1980 : en avant pour la <a href="http://memoire.ciclic.fr/3917-mission-cosmopoulet" target="_blank"><strong>mission Cosmopoulet !</strong></a></p></li></ul><p>&nbsp;</p><p>Toutes les ressources citées ici ont été développées par Ciclic Centre-Val de Loire, dans l’objectif de transmettre, apprendre et diffuser le cinéma.</p><img src="https://upopi.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/cest_quoi_lanimation_-_upopi_3_0.jpg?itok=OY1-bIT8"/> Mon, 17 Jun 2019 11:04:36 +0200 https://upopi.ciclic.fr/actualites/c-est-quoi-le-cinema-d-animation actualites Et toi, tu lui as pardonné ? https://upopi.ciclic.fr//transmettre/retours-d-experiences/et-toi-tu-lui-pardonne <p class="chapo">Dans le cadre de la&nbsp;première édition du dispositif d’éducation à l’image « Regards de Femmes »,&nbsp;les élèves du lycée Jules Ferry de Cannes ont réalisé le court métrage&nbsp;<em>Et toi, tu lui as pardonné ?</em></p><p>Piloté par l’association « Femmes et Cinéma », ce dispositif a permis à des élèves de prendre la parole et la caméra sur ce thème.</p><p>Ainsi, ces lycéen(ne)s ont été invité(e)s à se questionner sur la place des femmes dans la société et leurs représentations au cinéma. Ils ont travaillé à partir de scénarios issus de l’atelier d’écriture encadré par « La Quinzaine en Actions », auprès de femmes accompagnées par l’association « Parcours de Femmes ». Ils ont pu travailler à l’adaptation et la réécriture du scénario, ainsi qu’à la réalisation d’un court métrage.</p><p>Ce projet a reçu le Prix Économie Sociale et Solidaire 2018, dans la catégorie « Égalité femmes hommes ».</p><p>Alliant éducation à l’image et lutte contre les discriminations,&nbsp;l’association « Femmes et cinéma » souhaite&nbsp;sensibiliser son public à l’égalité entre les femmes et les hommes et promouvoir des valeurs égalitaires dans le cinéma.</p><p>La troisième édition de « Regards de Femmes » débutera à la rentrée 2019 dans un format amélioré, qui permettra aux classes inscrites de bénéficier d’un meilleur accompagnement dans le projet, au contact d’intervenant(e)s, professionnel(le)s du cinéma.</p><p>&nbsp;</p><p><strong><span style="font-size: 11px; line-height: 1;">Un projet en partenariat avec la Fondation Sisley d’Ornano, France Télévisions, « La Quinzaine en Actions » et l’association « Parcours de Femmes », en collaboration avec le Ministère de l’Éducation Nationale, avec le soutien du Centre National du Cinéma et de l’Image Animée et de la Région Île de France.</span></strong></p><img src="https://upopi.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public?itok=f79EIT0D"/> Tue, 19 Mar 2019 15:16:02 +0100 https://upopi.ciclic.fr/transmettre/retours-d-experiences/et-toi-tu-lui-pardonne actualites Miyazaki au féminin https://upopi.ciclic.fr//analyser/le-cinema-la-loupe/miyazaki-au-feminin <p><span class="chapo">Les protagonistes des films du cinéaste d'animation japonais Hayao Miyazaki sont pour la plupart féminins — petites et jeunes filles intrépides ou vieilles dames plus ou moins dignes...</span><strong></strong></p><p>Le commentaire de ce montage vidéo est une adaptation du texte de Sébastien Bénédict «&nbsp;La jeune fille et la mamie volante - Miyazaki au féminin&nbsp;» paru dans le n°&nbsp;3 de la revue <em>Carbone</em> (automne 2018).</p><p>Vous retrouverez dans cette vidéo les films suivants d’Hayao Miyazaki :&nbsp;<em>Le Château ambulant, Le Château dans le ciel, Kiki la petite sorcière, Nausicaä de la vallée du vent, Princesse Mononoké, Mon Voisin Totoro, Le Voyage de Chihiro.&nbsp;</em>Et aussi&nbsp;: <em>Heidi</em>, réalisé par Isao Takahata (Hayao Miyazaki a assuré la <em>layout</em>).</p><p><strong>Auteur : </strong>Sébastien Bénédict, critique de cinéma et essayiste. <strong>Montage&nbsp;: </strong>&nbsp;Sébastien Bénédict, Jean-Pierre Sougy. <strong>Ciclic, </strong>2019.</p><img src="https://upopi.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/le_voyage_de_chihiro_1.jpeg?itok=Pq9gplxH"/> Tue, 19 Mar 2019 14:17:45 +0100 https://upopi.ciclic.fr/analyser/le-cinema-la-loupe/miyazaki-au-feminin actualites Focus sur le documentaire https://upopi.ciclic.fr//actualites/focus-sur-le-documentaire <p class="chapo">Du 15 au 24 mars, le festival du film documentaire Cinéma du Réel prend place dans la capitale. L'occasion pour Upopi de mettre en lumière quelques-uns de ses trésors consacrés au cinéma documentaire : frises interactives, parcours pédagogique, films en ligne et articles. Il y en a pour tous les goûts !</p><p>Développées par Ciclic, ces ressources en lignes à la fois théoriques, pratiques et récréatives, nous plongent au cœur du 7<sup>ème</sup> art et nous font voyager.</p><p>&nbsp;Voici une sélection :</p><p>&nbsp;*&nbsp;des vues Lumières au webdocumentaire, visionnez la <a href="http://upopi.ciclic.fr/apprendre/l-histoire-des-images/histoire-du-cinema-documentaire" target="_blank">frise sur l’histoire du cinéma documentaire</a></p><p>* des premiers films de famille jusqu’à l’abondance de vidéos souvenirs avec le numérique, voici une <a href="http://upopi.ciclic.fr/apprendre/l-histoire-des-images/les-images-amateurs-de-lumiere-youtube%20" target="_blank">histoire des films amateurs avec sa frise interactive</a></p><p>&nbsp;* plein feu sur les archives, <a href="http://upopi.ciclic.fr/transmettre/parcours-pedagogiques/lumiere-sur-les-archives%20" target="_blank">avec le parcours pédagogique d'Amandine Poirson</a></p><p>&nbsp;* retour sur cinq portraits documentaires :<em> <a href="http://upopi.ciclic.fr/analyser/le-cinema-la-loupe/cinq-portraits-documentaires" target="_blank">Oncle Yanco, Muriel Leferle, le général Idi Amin Dad, Irène et Nénette</a></em></p><p>&nbsp;* un article phare sur le&nbsp;<a href="http://upopi.ciclic.fr/irinka-sandrinka-ateliers" target="_blank">film d’animation documentaire&nbsp;<em>Irinka et Sandrinka</em></a></p><p>En téléchargement ci-dessous, encore plus de contributions Upopi sur le documentaire !</p><img src="https://upopi.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/oncleyanco-copie-1-1024x576_0.jpg?itok=Ro0R-IF8"/> Fri, 15 Mar 2019 11:43:08 +0100 https://upopi.ciclic.fr/actualites/focus-sur-le-documentaire actualites Du documentaire au « documenteur » https://upopi.ciclic.fr//transmettre/retours-d-experiences/du-documentaire-au-documenteur <p><strong>Réalisé par des élèves de Première du lycée Ronsard de Vendôme (Loir-et-Cher), <em>Le Journal d'Alix</em> porte sur une expérience fictive </strong><strong>de non-mixité dans un établissement scolaire.</strong><strong></strong></p><p>S'y croisent un film institutionnel qui énonce des arguments en faveur de la non-mixité (sous la forme de fausses interviews) et un journal intime, tourné à l’aide de tablettes et de téléphones portables, dans lequel une élève livre son vécu de cette expérience.</p><p><strong>DÉROULEMENT DE L'ATELIER</strong></p><p><strong>Module 1 :</strong> Préparation et écriture : le journal filmé, la voix off, l’argumentation (en vue de la réalisation d'un faux film institutionnel).</p><p>Cinq demi-journées avec Vianney Lambert, les 4 et 18 janvier, les 1<sup>er</sup> et 29 mars et le 26 avril 2017.</p><p><strong>Module 2 :</strong> Tournage. Deux journées avec Vianney Lambert : les 12 et 19 mai 2017.</p><p><strong>Module 3 :</strong> Montage. Deux journées avec Vianney Lambert : les 30 et 31 mai 2017.</p><img src="https://upopi.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public?itok=f79EIT0D"/> Thu, 05 Apr 2018 09:50:56 +0200 https://upopi.ciclic.fr/transmettre/retours-d-experiences/du-documentaire-au-documenteur actualites Créer une voix de robot https://upopi.ciclic.fr//apprendre/les-secrets-du-cinema-d-animation/creer-une-voix-de-robot <p><strong>On a tellement entendu <strong>de voix robotiques </strong>au cinéma qu'on en oublierait presque qu'il faut créer leur sonorité particulière.</strong></p><p>Ce tutoriel conçu par Cast Away Production, jeune société lyonnaise de prestation de services audiovisuels, enseigne pas à pas comment modifier, à l'aide des fonctionnalités du logiciel Adobe Premier Pro, une voix humaine enregistrée pour la faire sonner «&nbsp;robot&nbsp;».</p><p><strong>Texte, montage et voix : </strong>Alexis Renaux. <strong>Ciclic, </strong>2018.</p><img src="https://upopi.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public?itok=f79EIT0D"/> Thu, 05 Apr 2018 09:44:00 +0200 https://upopi.ciclic.fr/apprendre/les-secrets-du-cinema-d-animation/creer-une-voix-de-robot actualites La parole-fiction dans "Le Beau Mariage" d'Éric Rohmer https://upopi.ciclic.fr//analyser/le-cinema-la-loupe/la-parole-fiction-dans-le-beau-mariage-d-eric-rohmer <p><strong>Dans les films d'Éric Rohmer, la parole est un déclencheur de désir, de récit —&nbsp;de fiction.</strong></p><p>On en trouve un exemple éclairant dans <em>Le Beau Mariage</em>, sorti en 1982, que ce montage vidéo analyse au fil de la parole à la fois fantasque et convaincue de ses deux protagonistes, Sabine (Béatrice Romand) et Clarisse (Arielle Dombasle).</p><p><strong>Texte et voix : </strong>Catherine Ermakoff, responsable des ateliers cinéma à l'Université Paris-Diderot. <strong>Montage : </strong>Catherine Ermakoff et Alexandra Garcia-Vilà. <strong>Ciclic, </strong>2018.</p><p></p><img src="https://upopi.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public?itok=f79EIT0D"/> Thu, 05 Apr 2018 09:30:07 +0200 https://upopi.ciclic.fr/analyser/le-cinema-la-loupe/la-parole-fiction-dans-le-beau-mariage-d-eric-rohmer actualites Fatima, la langue sans héritage https://upopi.ciclic.fr//analyser/le-cinema-la-loupe/fatima-la-langue-sans-heritage <p><strong>Le sort de la protagoniste du film de Philippe Faucon, sorti en 2015, est à considérer au prisme des questions linguistiques : maîtrise différente de l'arabe maternel et du français d'adoption, frustrations et relations plus ou moins difficiles que cela crée avec ses deux filles.</strong></p><p>Les cinq scènes successives qui composent l'extrait analysé dans le montage vidéo ci-contre mettent en scène cinq usages de la langue, cinq types de rapports sociaux ou familiaux et cinq formes de désir.</p><p><span style="text-decoration: underline;">L'extrait</span> en question, non commenté et dans son intégralité, <span style="text-decoration: underline;">est visible ici</span> :</p><p><iframe webkitallowfullscreen="" mozallowfullscreen="" allowfullscreen="" src="https://player.vimeo.com/video/263131208?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" width="100%" frameborder="0"></iframe></p><p>&nbsp;</p><p><strong>N. B. : </strong>contrairement à ce qui est dit dans le commentaire du montage vidéo, le personnage de Fatima est d'origine algérienne, et non tunisienne.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Autrice : </strong>Suzanne Hême de Lacotte, docteure et enseignante en cinéma et en esthétique. <strong>Montage : </strong>Jean-Pierre Sougy. <strong>Ciclic, </strong>2018.</p><img src="https://upopi.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public?itok=f79EIT0D"/> Thu, 05 Apr 2018 09:26:06 +0200 https://upopi.ciclic.fr/analyser/le-cinema-la-loupe/fatima-la-langue-sans-heritage actualites Avec la voix des autres https://upopi.ciclic.fr//analyser/le-cinema-la-loupe/avec-la-voix-des-autres <p><strong>Depuis une trentaine d'années, le cinéma américain, qui eut au cours de son histoire un rapport riche et divers à la parole et à l'oralité, se partage en deux tendances verbales dominantes : la tchatche à la Tarantino et la <em>punchline</em> chère aux films de super-héros.</strong></p><p>Fort heureusement, même parmi les productions des grands studios, certaines œuvres cinématographiques gardent un rapport à l'oralité plus singulier. Ce montage vidéo prend l'exemple de trois films sortis à l'aube de l'an 2000, <em>Man on the Moon </em>de Milos Forman, <em>Bulworth</em> de Warren Beatty et <em>Le 13<sup>e</sup> Guerrier</em> de John McTiernan : tous trois mettent en scène des personnages qui, telle la marionnette des ventriloques, se laissent habiter par la voix, les mots et la parole des autres.</p><p><strong>Auteur : </strong>Jean-François Buiré. <strong>Montage : </strong>Jean-Pierre Sougy. <strong>Ciclic, </strong>2018.</p><p></p><img src="https://upopi.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public?itok=f79EIT0D"/> Thu, 05 Apr 2018 09:18:07 +0200 https://upopi.ciclic.fr/analyser/le-cinema-la-loupe/avec-la-voix-des-autres actualites Charlot à la conquête de l'écran https://upopi.ciclic.fr//analyser/le-cinema-la-loupe/charlot-la-conquete-de-l-ecran <p><strong>Comment le rapport au champ cinématographique des personnages interprétés par Charlie Chaplin évolue-t-il au fil du temps, de <em>Charlot est content de lui</em> (1914) à <em>Un roi à New York</em> (1957)&nbsp;?</strong></p><p>Ce montage vidéo adapte le texte de Marcos Uzal intitulé « Chaplin plein champ », publié dans le n° 96 (hiver 2015) de la revue <em>Trafic</em>, éditée par P.O.L.<strong><br /></strong></p><p><strong>Texte :</strong> Marcos Uzal, critique de cinéma. <strong>Adaptation, voix et montage&nbsp;:</strong> Gaël Lépingle, critique de cinéma et réalisateur. <strong>Ciclic,</strong> 2017.</p><img src="https://upopi.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public?itok=f79EIT0D"/> Mon, 11 Dec 2017 16:05:39 +0100 https://upopi.ciclic.fr/analyser/le-cinema-la-loupe/charlot-la-conquete-de-l-ecran actualites Chaplin revisité https://upopi.ciclic.fr//transmettre/retours-d-experiences/chaplin-revisite <p><strong>Des élèves de Terminale du lycée agricole Le Chesnoy (Amilly, dans le Loiret), ont relevé le défi de reproduire,&nbsp;avec les moyens du bord, l'une des scènes les plus drôles du premier long métrage de Charlie Chaplin&nbsp;: <em>Le Gosse</em> (<em>The Kid</em>, 1921).</strong><strong></strong></p><p>Exercice joyeux mais exigeant, auquel les lycéens se sont appliqués sous la houlette de leurs encadrants artistique et pédagogique, Vianney Lambert et Lucile Blanchard.</p><p><strong>Ciclic,</strong> 2017.</p><p></p><img src="https://upopi.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public?itok=f79EIT0D"/> Mon, 11 Dec 2017 15:42:01 +0100 https://upopi.ciclic.fr/transmettre/retours-d-experiences/chaplin-revisite actualites 27 PLANS https://upopi.ciclic.fr//27plans <p class="chapo"><em>27 plans</em> permet d'aborder par la pratique le cadrage cinématographique, autour d'une situation brève et familière : une séance de tir au but. Cet exercice ludique est destiné à sensibiliser le jeune public aux multiples possibilités offertes par le tournage d'une même scène.</p><p>Format de l'image, angle de prise de vue, grosseur du plan : l'internaute fait un choix pour chacune de ces décisions esthétiques et techniques (lesquelles, sur le plan visuel, s'imposent au réalisateur en amont du tournage et/ou au moment de celui-ci). Il peut ensuite regarder le résultat sous la forme d'une vidéo, accompagnée d'un commentaire à propos de ses choix.</p><p>À vous de jouer !</p><p><strong>Séquences vidéo : </strong>Just Philippot<strong>. Ciclic, </strong>2018.<strong><br /></strong></p><img src="https://upopi.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public/27plans_0.png?itok=UreTSDqf"/> Wed, 16 Nov 2016 14:12:00 +0100 https://upopi.ciclic.fr/27plans actualites Supercut : les pépites des cinéphiles fétichistes https://upopi.ciclic.fr//analyser/d-un-ecran-l-autre/supercut-les-pepites-des-cinephiles-fetichistes <p class="chapo">Découverte de la pratique du supercut, qui consiste à reprendre de nombreuses images existantes pour les révéler, leur rendre hommage ou les tourner en dérision.&nbsp;</p><p>Le numérique facilite la reprise et le remontage d'images préexistantes. Des cinéphiles ou amateurs de séries passionnés, pour ne pas dire obsessionnels, en profitent pour assembler les multiples occurrences de la même réplique, du même geste ou du mouvement de caméra, dans un montage aussitôt partagé sur Youtube. Cette pratique très vivace engendre des films souvent ludiques et presque toujours réflexifs : sans un mot, ils produisent d'intéressants commentaires sur les images d'aujourd'hui.</p><p><strong>Texte, voix et montage :</strong> Julie Garet, docteure et enseignante en études cinématographiques. <strong>Ciclic, </strong>2014.</p><img src="https://upopi.ciclic.fr/sites/default/files/styles/medium/public?itok=f79EIT0D"/> Thu, 02 Apr 2015 11:39:18 +0200 https://upopi.ciclic.fr/analyser/d-un-ecran-l-autre/supercut-les-pepites-des-cinephiles-fetichistes actualites