Pour pas être seul, de Théo Hoch

Vincent participe au tournage en motion-capture de Soulkeeper, un jeu vidéo dans lequel il interprète un chevalier revenu d’entre les morts. Pour sa première journée sur le plateau, il est suivi par une équipe de télévision.

À propos du film :

Pour pas être seul relie avec finesse le jeu vidéo et le cinéma par le biais de l’acteur et la place qu’il occupe. Alternant la prise de vue réelle et les images de jeu, l’acteur comme le personnage doit « créer le réel » qu’il soit seul au milieu de son plateau, moulé dans sa tenue de capteurs, ou bien seul au milieu d’immenses décors. Vincent Macaigne révèle, en intériorisant son rôle de guerrier, que la solitude d’un moment permet de laisser une trace créative et artistique. Le film est d’ailleurs né suite à l’agglomération naturelle de deux éléments clé pour Théo Hoch. Tout d’abord son rapport affectif qu’il entretient avec le jeu vidéo, à la fois pour ses ambiances, ses textures, pour sa capacité à être un véritable nid d’émotions et surtout pour son pouvoir infini de reproduction. Le virtuel permet à Théo de conserver une trace, un totem de ces émotions. Se rappeler ce que l'on a ressenti à défaut de le ressentir à nouveau et conjurer, un peu, l'anéantissement. La deuxième chose, c'est sa fascination pour Vincent Macaigne, sa vitalité et son inquiétude, pour sa charge émotionnelle et pour ce qu’il incarne de puissant dans le cinéma français d'aujourd'hui. Le réalisateur voulait qu'il joue quelque chose de drôle et triste à la fois, un acteur prisonnier de son image, que l'on forcerait à jouer et rejouer à vide la caricature que l'on se fait de son jeu survolté. La commande imposant un film de 10 minutes, Théo Hoch a dû modifier sa narration et contenir, par le montage, l’énergie de son comédien. Malgré tout, plus doux et plus étrange, ce Pour pas être seul célèbre différemment et discrètement la puissance des acteurs.

À propos du réalisateur :

C’est après avoir fait une classe préparatoire littéraire et en intégrant le Master Pro cinéma de Paris 1 que Théo Hoch réalise Pour pas être seul, produit par Everybody on Deck et diffusé dans plusieurs festivals en France dont Premiers Plans à Angers, le festival européen du film court à Brest, le festival international du court métrage à Lille, ainsi que dans l'émission Libres Courts. Actuellement en préparation de son deuxième court-métrage Une Maison hantée, mélange entre la chronique de l'enfance et le film d'épouvante, le réalisateur continue sa réflexion portée sur les souvenirs que l'on emporte avec soi.