Le Dictateur

À la sueur de son front

Lors du discours final du Dictateur de Charlie Chaplin, le spectateur peut remarquer un détail a priori trivial : la transpiration de l'acteur-cinéaste.

Depuis le tournant puritain que Hollywood avait pris dans les années 1930, toute évocation d'une sécrétion physique était inadmissible dans un film américain. La sueur pouvait éventuellement figurer à l'écran, mais d'une façon qui passe pour un artifice ajouté, non pour une sécrétion réelle : ici, elle témoigne d'une implication particulièrement intense de la part de Chaplin.

Auteur : Jean-François Buiré. Ciclic, 2013.