Histoire des trucages et effets spéciaux cinématographiques

Au XIXe siècle, l’essor de la photographie et de ses procédés spécifiques, la mode théâtrale des « pièces à machines » et les spectacles de prestidigitation toujours plus complexes alimentent le goût du grand public pour le spectaculaire.

Dès leur naissance, toutes les formes de spectacle possèdent leurs techniques d’illusion : le théâtre, par exemple, des manifestations antiques du deus ex machina, donnant à voir l’envol des divinités, aux Mystères moyenâgeux, avec leurs décors truqués construits par les « maistres des secretz ». Le XIXe siècle fait particulièrement progresser ces techniques, mettant en avant les arts trompeurs qui défient les sens des spectateurs et repoussent les limites des salles de spectacle. Au théâtre et à l'opéra, les machinistes réalisent des naufrages, tremblements de terre, lévitations ou disparitions, et les « panoramas » entourent le spectateur d’une scène à 360 degrés ; à partir des années 1850, les photographes multiplient les individus figurés à l'image, leur coupent la tête ou donnent l'illusion de capturer l’âme des défunts.

Les expériences multiples de ce siècle des attractions trouveront dans les images en mouvement un nouveau champ d'application, dès 1895.

Textes : Réjane Hamus-Vallée, maître de conférence en études cinématographiques et en sociologie visuelle et filmique. Ciclic, 2017.

La frise en plein écran

 

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