Cinéma russe contemporain : retours en URSS

Chaque année, une centaine de longs métrages de fiction sont produits en Russie, dont seulement trois en moyenne sortent sur les écrans français. C'est dire si l'on connaît mal ce continent cinématographique pléthorique et varié, qui va du « cinéma d’auteur » aux films de genre : comédies, films d’action, films d’horreur.

N. B.  : inspiré de l’ouvrage Cinéma russe contemporain, (r)évolutions (Presses universitaires du Septentrion, 2017) dirigé par Eugénie Zvonkine, ce texte reprend de façon synthétique quelques-unes des idées de ses différents contributeurs. Par ailleurs, les extraits cités proviennent de films russes non édités en vidéo en France.

En 1986, au moment de la perestroïka (dans laquelle la sphère cinématographique joue un rôle majeur) puis après la chute de l’URSS en 1991, les historiens considérèrent que ces bouleversements sociopolitiques et économiques avaient suscité un changement radical dans la société et l’art russes. Mais aujourd’hui, avec le recul de plus d’un quart de siècle, il apparaît que le cinéma russe contemporain porte de nombreuses traces de son héritage soviétique.

Rapide tour d’horizon de la question, ce texte ne prétend pas à l'exhaustivité mais propose quelques pistes de réflexion quant aux manières dont le cinéma russe d’aujourd’hui est hanté par le passé soviétique, ou règle ses comptes avec celui-ci.

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Auteur : Eugénie Zvonkine, maîtresse de conférence en études cinématographiques et  audiovisuelles et essayiste. Ciclic, 2018.